Donnerstag, 29. März 2012

Monsieur



Les passants sur son chemin Die Passanten auf seinem Weg
Soulèvent leurs galures, heben ihre Hüte
Le chien lui lèche les mains Der Hund leckt ihm die Hände
Sa présence rassure. Seine Anwesenheit beruhigt ihn.
Voyer cet enfant qui beugle, Das Kind, das brüllt,
Par lui secouru, wurde durch ihn gerettet,
Et comme il aide l’aveugle Er hilft dem Blinden
A traverser la rue. über die Straße
Dans la paix de son jardin In der Ruhe seines Gartens
Il cultive ses roses; pflegt er seine Rosen;
Monsieur est un assassin Monsieur ist ein Mörder
Quand il est morose. Sobald er mürrisch ist.
Il étrangle son semblable Er erdrosselt seine Mitmenschen
Dans le bois d’Meudon Im Wald von Meudon
Quand il est inconsolable, Sobald er untröstlich ist,
Quand il a l’bourdon. wenn er melancholisch ist.
A la barbe des voisins Vor den Augen der Nachbarn
Qui le trouve sympathique, die ihn sympathisch finden,
Monsieur est un assassin, Monsieur ist ein Mörder
Je suis son domestique, Ich bin sein Bediensteter
Et je classe ce dossier ich verwalte seine Akten
Sous les églantines, unter den Heckenrosen,
Je suis un peu jardinier Ich bin ein bisschen der Gärtner
Je fais la cuisine. Ich bin fürs kochen zuständig.

Il étrangle son prochain Er erdrosselt seine Mitmenschen
Quand il a le cafard, Wenn er deprimiert ist,
Allez hop! Dans le bassin Und hop! In den Teich
Sous les nénuphars. Unter den Seerosen.
Et je donne un coup de balai Und ich räume auf
Sur les lieux du crime am Tatort
Où il ne revient jamais, Zudem er nie zurückkehrt,
Même pas pour la frime. Nichtmal um zu prahlen.
Sans éveiller les soupçons, Ohne Verdacht zu wecken,
Aux petites heures In den frühen Morgenstunden
Nous rentrons à la maison, Kehren wir nach Hause zurück
Je suis son chauffeur. Ich bin sein Chauffeur.

Car sous son air anodin, Denn hinter seinem harmlosen Erscheinen,
C’est un lunatique, steckt ein launischer Mann,
Monsieur est un assassin, Monsieur ist ein Mörder,
Chez lui c’est chronique. Bei ihm ist es chronisch.
Il étrangle son semblable Er erdrosselt seine Mitmenschen
Lorsque minuit sonne, Wenn es zur Mitternachtsstunde läutet,
Et moi je pousse le diable,
Dans le bois d’boulogne.
Le client dans une valise
Avec son chapeau,
Prendra le train pour Venise
Et un peu de repos.

Il étrangle son semblable
Dans le bois d’Meudon
Quand il est inconsolable
Quand il a le bourdon.
A la barbe des voisins
Qui le trouve sympathique,
Monsieur est un assassin.
Je suis son domestique.

Vous allez pendre monsieur,
Je vais perdre ma place,
Vous allez pendre monsieur,
Hélas! Trois fois Hélas!
Mais il fallait s’y attendre
Et je prie Votre Honneur,
Humblement, de me reprendre
Comme serviteur,
Et je classerais ce dossier
Sous les églantines,
Je suis un peu jardinier
Et je fais la cuisine.

(Thomas Fersen)

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